En 2010, l’AFII et ses partenaires territoriaux ont recensé et validé 782 décisions d’investissement étranger créateurs d’emploi en France.
La même année, le « European Investment Monitor » publié par Ernst & Young en comptabilisait, pour la France, 30% de moins, et la base de données « FdiMarkets » moins de 300.
A l’origine de ces divergences statistiques, des choix méthodologiques et des arbitrages sectoriels, et la difficulté inhérente à de tels recensements.
Comment, dès lors, évaluer le positionnement de la France en Europe ?
Le premier semestre a livré sur ce point quelques éléments intéressants.
Concernant l’image, tout d’abord.
En janvier, un sondage réalisé pour l’AFII auprès de décideurs et dirigeants d’entreprises étrangères apportait deux confirmations: le plan de communication conduit par l’Agence en 2010 dans les grands pays émergents, sous la signature « France.Expect more », a porté des fruits, en Inde et en Chine en particulier ; la France est perçue très largement comme un pays « en mouvement », attractif, innovant et tourné vers l’avenir.
Mais ce sondage montrait également la forte image économique de l’Allemagne et du Royaume-Uni dans ces pays.
Voyons-y un aiguillon supplémentaire pour rester mobilisés au service de l’attractivité française.
Sur les projets et l’attractivité.
En mars, le « Conseil stratégique de l’attractivité française» accueilli par le Président de la République était l’occasion d’annoncer la croissance, en 2010, de l’investissement étranger créateur d’emploi en France, après trois années de stagnation liée à la crise économique.
La hausse du nombre des projets a été de 22% en 2010. En moyenne, quinze décisions d’investissement en France ont été enregistrées chaque semaine.
La dynamique de l’investissement étranger dans les centres de R&D et les quartiers généraux pan-européens s’est poursuivie.
Concluons-en que les atouts de la France, solides, sont largement reconnus à l’étranger.
Sur les classements à l’échelle européenne.
En mai dernier était publié le « European Investment Monitor » d’Ernst & Young.
La France y conserve sa seconde place, derrière le Royaume-Uni, pour le nombre des projets étrangers créateurs d’emploi accueillis en 2010.
Elle reste numéro un en Europe pour les implantations étrangères dans le secteur industriel.
Mais elle est, dans le trio de tête de ce classement, désormais talonnée par l’Allemagne.
Comprenons que la compétition intra-européenne ne va pas diminuer d’intensité.
Je vous donne rendez-vous en juillet prochain pour la publication du «Tableau de bord 2011 de l’attractivité de la France» publié par l’AFII.
Ce sera l’occasion de revenir, pour chacun des facteurs de l’attractivité, sur ce positionnement de la France en Europe. »
David Appia, Président de l’Agence française pour les investissements internationaux





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