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La donne change rapidement sur le marché international des services informatiques. Alors que les SSII indiennes (1) étaient traditionnellement implantées sur les marchés anglo-saxons, la tendance semble s’inverser en faveur de la France. Le cabinet Pierre Audoin Consultants annonce une progression du secteur de 2,2 % en France en 2010 contre 1,6 % en Allemagne et 1,4 % au Royaume-Uni.
Depuis la crise financière américaine, les indiens tentent en effet de rééquilibrer leurs activités en investissant de nouveaux marchés. Cinquième marché mondial des technologies de l’information, la France s’est alors vite imposée comme un territoire privilégié. « Toutes proportions gardées, la France n’a pas été trop affectée par la crise économique, comparée au Royaume-Uni, par exemple. En ces périodes de turbulences, les entreprises cherchent à acquérir un avantage comparatif ou à le consolider » reconnaît Narayana Murthy, président d’Infosys. Au-delà des banques, le dynamisme des grands groupes énergétiques et l’importance du secteur public font de la France un marché naturellement attractif.



Pourquoi ce plan ? Pour tirer tout le parti des investissements croissants en provenance de ces pays ou zones à fort potentiel ; pour corriger ici et là des perceptions datées et une connaissance imprécise de la France du « business »; pour capitaliser sur l’image très positive que projette la France à l’étranger grâce aux nombreuses réformes menées depuis près de trois ans, celle d’un pays réactif, dynamique et innovant.