La bosse des maths est une expression bien française. La preuve : le 19 août 2010, deux Français, Cédric Villani et Ngô Bao Châu ont reçu la plus haute distinction dont peut rêver un mathématicien : la médaille Fields. Considérée comme le prix Nobel des mathématiques, cette reconnaissance exceptionnelle « conforte le deuxième rang mondial de la recherche mathématique française », selon le communiqué commun du CNRS, de l’ENS (Ecole normale supérieure) et de l’université Pierre-et-Marie-Curie.
Secteurs d’excellence
La France de la mode attire un défilé d’investisseurs étrangers
Coco Chanel, Yves Saint Laurent, Christian Dior ou encore Jean-Paul Gaultier. Autant de grands noms qui contribuent à répandre la « French Touch » dans le monde entier. Grâce à ces créateurs, la France est un des pays où les tendances de la mode se font et se défont. Des designers indiens ont ainsi rencontré les organisateurs du Paris Region Trade Show fin 2010 pour s’imprégner de ce qui fera la mode de demain. La France est donc aussi un passage obligé pour les industriels du prêt-à-porter. D’autant que le marché français se porte bien et semble avoir passé le cap de la crise : les ventes d’articles d’habillement ont enregistré une croissance de 2% en septembre 2010 par rapport à septembre 2009.

La filière pharmaceutique française attire toujours les laboratoires étrangers
La France et son marché de l’industrie du médicament sont en bonne santé. Dernière preuve en date : il y a un mois, le numéro deux de l’industrie pharmaceutique mondiale, le laboratoire britanno-américain GlaxoSmithKline (GSK), a investi 51 millions d’euros sur le territoire français. Cette somme, allouée au nouveau centre de recherche « François Hyafil », basé en Île-de-France, a pour objectif la découverte de nouveaux médicaments pour des maladies telles que le diabète et l’obésité.
A l’image de l’investissement de GSK, la France reste un lieu d’élection pour la recherche et la production de médicaments. C’est la conclusion d’une enquête d’AEC Partners sur « l’attractivité et la compétitivité de la France » réalisée en 2009 pour le compte du LEEM, le syndicat professionnel du secteur. La vingtaine de laboratoires pharmaceutiques internationaux qui ont participé à ce sondage estime que « La France est par sa taille un des deux grands marchés européens et le troisième marché mondial après les Etats-Unis et le Japon ». Et ce n’est pas tout : la France est aussi le leader européen pour la production de médicaments depuis près de 15 ans.
La France est une source d’inspiration pour l’industrie des cosmétiques avec des leaders comme le français L’Oréal et plus récemment le brésilien Natura. Et c’est bien la capacité de la France à influencer les grandes tendances de la mode et du luxe que recherchent les leaders mondiaux du secteur.
Le japonais Shiseido ne fait pas exception : « Paris a nourri la culture de Shiseido », confie Shinzo Maeda, le PDG du groupe. Le géant japonais fête d’ailleurs ses trente ans de présence sur le marché français, à travers une exposition d’art contemporain organisée à Paris. Une success story qui s’est construite étape par étape.
Le tourisme d’affaires en pleine expansion en France
La France figure toujours à la première place des destinations touristiques avec 74 millions de visiteurs non résidents en 2009. Mais elle est aussi championne en matière de tourisme d’affaires, comme en témoignent les salons dédiés Réunir ou encore Top Résa, qui se tient du 21 au 24 septembre à Paris.
En 2008, 490 salons et 68 foires ont accueilli plus de 34.000 exposants établis hors de France, et généré près de 775.000 visites d’étrangers. Parmi ces événements, on compte de nombreuses manifestations d’envergure mondiale, comme le salon international de la construction Batimat (2 280 exposants dont 45% en provenance de l’étranger, 288 450 visites, dont 29 100 étrangers), le salon international des acteurs de l’agro-alimentaire SIAL (147 850 visites en provenance de 185 pays) ou Vinexpo à Bordeaux (2 235 exposants, 67 600 visites, dont 26 000 visiteurs étrangers). D’autres salons ouverts au grand public complètent cette offre, comme le salon International de l’Aéronautique et de l’Espace, « Paris Air Show », le Mondial de l’Automobile, ou encore le salon International de l’Agriculture.
L’innovation vient de faire sa rentrée en France ce jeudi 9 septembre, avec l’intervention du PDG de Google, Eric Schmidt, sur le thème « Innovation culture in Europe and in the US» à Sciences Po Paris. Une culture de l’innovation bien imprégnée en France qui dispose d’arguments décisifs en la matière.
D’abord, une main d’œuvre hautement qualifiée, avec en 2007, 31% de diplômés et d’actifs dans la science et la technologie. De plus, la France peut s’appuyer sur ses 211 000 chercheurs, soit 8 chercheurs pour 1000 habitants, une densité de profils scientifiques supérieure à celle de ses voisins européens.

Crédit photo : SciencesPo
15h01 : les élèves de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris se pressent pour occuper les dernières places disponibles du grand amphithéâtre.
15h05 : Eric Schmidt, le PDG de Google, fait son entrée sous un tonnerre d’applaudissements, l’audience percevant déjà l’importance de cette conférence exceptionnelle…
Salué et remercié par le président de Sciences Po Richard Descoings, le PDG de Google s’empresse de dévoiler les nouveaux plans de l’entreprise américaine pour la France.

Crédit photo: john_a_ward on Flickr
La donne change rapidement sur le marché international des services informatiques. Alors que les SSII indiennes (1) étaient traditionnellement implantées sur les marchés anglo-saxons, la tendance semble s’inverser en faveur de la France. Le cabinet Pierre Audoin Consultants annonce une progression du secteur de 2,2 % en France en 2010 contre 1,6 % en Allemagne et 1,4 % au Royaume-Uni.
Depuis la crise financière américaine, les indiens tentent en effet de rééquilibrer leurs activités en investissant de nouveaux marchés. Cinquième marché mondial des technologies de l’information, la France s’est alors vite imposée comme un territoire privilégié. « Toutes proportions gardées, la France n’a pas été trop affectée par la crise économique, comparée au Royaume-Uni, par exemple. En ces périodes de turbulences, les entreprises cherchent à acquérir un avantage comparatif ou à le consolider » reconnaît Narayana Murthy, président d’Infosys. Au-delà des banques, le dynamisme des grands groupes énergétiques et l’importance du secteur public font de la France un marché naturellement attractif.
Le paysage de l’attractivité française change. Désormais, tous les territoires et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont couverts par des réseaux de coopération économique, scientifique et technologique. Ces dispositifs ne sont pas réservés aux sociétés françaises : les investisseurs étrangers y sont les bienvenus pour, eux aussi, bénéficier d’un environnement propice à l’innovation…
La filière aéronautique française redécolle, les entreprises étrangères copilotent
Le salon aéronautique de Berlin a fêté cette année son centenaire dans une ambiance optimiste. A sa clôture le 13 juin dernier, Airbus repartait avec 15 milliards de dollars de commandes en poche, soit près de six mois d’activité pour l’avionneur. Son Chief Operating Officer, John Leahy, y voit « des signes clairs de reprise de l’industrie. » Une reprise confirmée lors de l’édition 2010 du salon de Farnborough où on a dénombré près de 400 intentions d’achats rien que pour Airbus et Boeing.
Tenons-nous le pour dit : après les inquiétudes de 2009, la filière aéronautique française redécolle. Mais faut-il encore parler d’une filière française ? Airbus, comme chacun sait, est une joint venture anglo-franco-germano-espagnole. Et hormis les fleurons nationaux bien connus que sont Dassault, Safran, Eurocopter, Arianespace et Thales, la France accueille de nombreux acteurs internationaux du secteur…




