Les entreprises vont désormais pouvoir bénéficier du 13e programme de financement de la recherche et développement (R&D) du gouvernement français. La prochaine procédure d’appel à projets, destinés à être financés dans le cadre du concept des pôles de compétitivité, prendra fin le 30 septembre prochain, offrant ainsi une seconde chance de participer en 2011 à cette initiative qui a d’ores et déjà connu un franc succès.
La France figure déjà au deuxième rang de l’Union européenne pour ce qui est des investissements dans la R&D. Les pôles de compétitivité sont une composante essentielle des mesures prises par ce pays pour attirer les investissements internationaux. Le Président Sarkozy et le ministre de l’Industrie, Eric Besson, ont tous les deux réaffirmé leur importance en ce début d’année. Le Président reconnaît être totalement engagé dans le renforcement du tissu industriel français. Il n’a d’ailleurs nullement l’intention de s’en excuser, car il considère que la prospérité économique de la France en dépend. « L’industrie est source de création de richesses, de croissance et d’emplois » a-t-il indiqué, rappelant ensuite à son auditoire le rôle joué par les pôles de compétitivité.
M. Besson a lui aussi souligné l’importance des pôles à l’occasion de la dernière « journée nationale » des pôles de compétitivité en janvier dernier, dressant notamment un bilan chiffré de cette initiative : 71 pôles ; plus de 7 000 projets et entreprises employant environ 15 000 chercheurs ; financement de 889 projets de R&D (972 selon les dernières données disponibles) ; les dépenses en R&D se montent à 4,6 milliards d’euros, dont 3,5 milliards d’euros proviennent du secteur privé. En comptant les fonds de l’Agence Nationale de la Recherche française (ANR) et de l’agence pour l’innovation OSEO, le montant total s’élève à près de 6 milliards d’euros.
Selon M. Besson, « La politique de pôles de compétitivité s’avère donc une très grande réussite. Mais nous pouvons, et nous devons, aller encore plus loin et faire encore mieux. » Grâce aux excellents résultats de la politique de pôles, la France constitue désormais un terreau propice au développement des entreprises.
Les projets retenus à l’issue du processus de sélection vont grossir la liste déjà longue des projets financés, axés notamment sur les technologies de pointe dans un nombre varié de secteurs. Dans le domaine médical, le projet Fluriad (Pôle Medicen) vise à mettre au point une vaccination par voie orale – « les fonds supplémentaires permettront de recruter des collaborateurs hautement spécialisés venant du monde entier ». Dans le domaine de l’aérospatial, le projet Ourses exploite la technologie des satellites pour fournir une assistance médicale aux patients en milieu rural.
Le pôle Mer PACA développe actuellement un système de connexion électrique sous-marin adapté aux énergies renouvelables marines. Selon Michel Ollie, le chef de projet, les financements publics, à hauteur de 40 %, combinés aux investissements d’EDF Energy, « ont permis de procéder à des tests à de très grandes profondeurs. »
Le financement par l’Etat a également eu une incidence significative sur le développement de poids lourds hybrides dans le cadre de la logistique urbaine à faible émission de carbone du pôle LUTB (Lyon Urban Truck & Bus). Ses effets vont se faire sentir dans le monde entier. »
Le taux de réussite est élevé. A titre d’exemple, sur 185 projets présentés à la fin de l’année fin 2010, 83 ont été retenus, soit un taux de réussite de 45 %. Ce chiffre illustre non seulement la qualité des projets présentés et l’attractivité inhérente de la France en tant que lieu d’investissement, mais aussi la détermination du gouvernement français à placer l’innovation au cœur de sa politique industrielle globale.









