
Crédit photo : Fabio Chieppe
La première étape du cycle de conférences organisé par l’AFII et la Fondation Getulio Vargas (FGV) s’est tenue à Rio de Janeiro le 31 août, devant un parterre d’acteurs des relations business franco- brésiliennes. Etaient présents dans la salle : des représentants d’entreprises françaises (Crédit Agricole) et brésiliennes (Grupo Gol), ainsi que des cabinets d’avocats comme Siqueira Castro.
Parmi les intervenants, le président de l’AFII, David Appia, a insisté sur la force des pôles de compétitivité et les opportunités d’investissement dans la R&D. Il a également mis en exergue des exemples d’entreprises brésiliennes bien implantées en France, comme Natura dans la cosmétique et Embraer dans l’aéronautique.
Pour Renato Flores, professeur à la FGV, la France est un tremplin pour les investisseurs brésiliens souhaitant pénétrer les marchés européen, russe, chinois mais aussi des pays de l’Est. La position avancée de la recherche agronomique française offre également des perspectives attractives, notamment dans « l’agrobusiness », où des échanges de chercheurs sont déjà en place sur le campus d’Agropolis à Montpellier.
Un esprit d’innovation qui fait dire à Eudes Orleans e Bragança, PDG du groupe brésilien Vulcan que « les cerveaux français sont les plus inventifs. Beaucoup de technologies restent cachées en France. Ce sont les plus modernes du monde. Or, nous avons les moyens de mettre leurs idées sur le marché ». Pour cela, les entreprises brésiliennes qui investissent dans la R&D en France bénéficient d’incitations fiscales, comme le crédit impôt recherche (CIR). Maucir Fragonesi, associé au cabinet d’avocats brésilien Siqueira Castro, estime ainsi que le CIR pourrait aider le Brésil à se hisser au rang des pays à la pointe de l’innovation.

Crédit photo : Fabio Chieppe
Les facilités administratives françaises ne s’arrêtent pas là : « La chambre d’arbitrage internationale basée à Paris (ICC) a permis à des entreprises brésiliennes de prévenir et résoudre de nombreux litiges juridiques et commerciaux en France », explique Giovanni Ettore Nanni, associé au cabinet d’avocats Tozzini Freire. « Cette structure, qui couvre de multiples secteurs (télécom, énergie, pétrole…) dans plus de 128 pays, offre flexibilité, productivité et efficacité ».
Restent bien sûr les différences culturelles entre France et Brésil dans les négociations. Yann Duzert, professeur à la FGV, précise pourtant que « 30% des négociations d’investissement (fusions-acquisitions) aboutissent. L’AFII et les bureaux de consulat permettent justement de renforcer la relation de confiance entre les deux pays ».
Ainsi, comme l’annonçait le nom du cycle de conférences, la France se positionne définitivement comme « une destination incontournable pour le business de demain » des entreprises brésiliennes.









