C’est donc approuvé, signé, ratifié : la Ville Lumière deviendra bien l’Agglo Lumière. Le 27 mai dernier, le Sénat adoptait le projet de loi du Grand Paris. But du jeu ? Créer la ville la plus attractive du monde pour les entreprises. Comment ? D’abord, en faisant valoir ses atouts existants. Il s’agit après tout de la 1ère région économique d’Europe par son PIB. Elle accueille – selon le Fortune Global 500 de 2009 – le plus de quartiers généraux des 500 plus grandes entreprises mondiales, après Tokyo…
Mais le projet du Grand Paris consiste surtout à préparer l’avenir. Avec force investissements publics, notamment dans les réseaux de transports. Soyons précis : l’Etat octroie notamment une dotation de 4 milliards d’euros pour construire une double boucle de métro autour de Paris. Un tracé de 130 à 140 kilomètres et une quarantaine de gares, reliant neuf pôles économiques de grande envergure : Saclay, Saint-Denis, La Défense, Plaine-Commune, Villejuif, Roissy, Orly, Clichy-Montfermeil et Versailles. 17,4 milliards d’euros supplémentaires proviendront d’emprunts d’une durée totale d’environ 40 ans.
Et ce n’est pas tout. Au-delà des gares viennent les contrats de développement territoriaux : « le point le plus important » selon l’ex-secrétaire d’Etat chargé du Développement de la région capitale, Christian Blanc, remplacé par Michel Mercier. Ils vont permettre notamment de construire 1,5 million de logements d’ici à 2030, et de créer ou d’étendre plusieurs zones d’activités : la R&D à Saclay, l’aviation d’affaires au Bourget, des bureaux supplémentaires à la Défense…
Les premiers métros automatiques doivent circuler en 2018. La boucle sera bouclée en 2023. D’ici-là, les choses sont claires : Paris n’entend pas rayonner uniquement au rayon philosophie, mais également dans les salles de conseil des investisseurs du monde entier.
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