Le paysage de l’attractivité française change. Désormais, tous les territoires et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont couverts par des réseaux de coopération économique, scientifique et technologique. Ces dispositifs ne sont pas réservés aux sociétés françaises : les investisseurs étrangers y sont les bienvenus pour, eux aussi, bénéficier d’un environnement propice à l’innovation…
Dernier-né de ces dispositifs, celui dédié aux PME. Son nom : les grappes d’entreprises. Elles regroupent des PME et des TPE appartenant souvent à une même filière autour d’une stratégie commune. Leur vocation : « booster » la compétitivité des territoires ruraux français en proposant aux PME des équipements et des services mutualisés. Elles pourront également s’associer à de grandes entreprises et à des acteurs de la formation, de la recherche et de l’innovation.
A l’issue d’un premier appel à projets, le ministère de l’Espace rural et de l’Aménagement du Territoire a sélectionné 42 grappes. Face au succès de ce dispositif, un deuxième appel vient d’être lancé. D’ici à octobre 2010, une soixantaine de nouvelles candidatures pourrait être retenue, ce qui porterait à 100 le nombre de grappes à l’horizon 2011. Elles bénéficieront d’un soutien financier de 100 000 euros par an, délivré par le ministère.
Les grappes complètent le réseau des pôles de compétitivité, qui vient également d’évoluer: le gouvernement a récemment labellisé 6 nouveaux pôles de compétitivité. Leur spécialité ? Les éco-technologies, comme la gestion des ressources en eau, pour le pôle à vocation mondiale EAU, la valorisation des déchets pour TEAM2 (situé dans le Nord Pas de Calais) ou encore le bâtiment durable pour l’Alsacien ENERGIVIE.
Avec ces nouveaux venus, toutes les régions de France proposent désormais aux entreprises des plateformes de collaboration et de R&D de haut niveau, avec un accès privilégié aux centres de recherche publics et privés. Le CNRS a d’ailleurs ouvert en octobre 2010 l’ensemble de son réseau, 1.000 laboratoires et 50 unités situées à l’international, aux pôles de compétitivité, afin de renforcer une politique scientifique partagée avec l’industrie, en particulier avec les PME.
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