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Pedro Arcuri, checheur brésilien installé à Montpellier : « La France est un pays particulièrement attractif pour les scientifiques du Brésil »

Posté par AFII dans Innovation et R&D, La France et ses régions, Zoom pays le 25 juin 2010

Février 2009 : Pedro Arcuri pose ses valises à Montpellier. Alors tout juste nommé responsable du laboratoire extérieur (LabEx) de l’Embrapa, l’équivalent de l’INRA au Brésil, M. Arcuri reconnait que « venir en France a été un choix important. Ce n’était pas une évidence non plus. La France est un pays particulièrement attractif pour les scientifiques brésiliens. Pour être nommé j’ai du répondre à un appel d’offre au sein de l’Embrapa et j’ai eu la chance d’être choisi parmi trois candidats. »…

Pedro Arcuri, chercheur brésilien installé en France

Pedro Arcuri, chercheur brésilien installé en France

Depuis son arrivée dans le sud de la France, M. Arcuri s’occupe de la coordination du réseau de l’institut de recherche en Europe. Autrement dit, faire venir des chercheurs seniors de l’Embrapa et les intégrer dans des centres de recherche européens de pointe spécialisés des secteurs agronomiques prioritaires pour le Brésil. A l’heure actuelle, cinq scientifiques brésiliens sont installés en France et en Europe (Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne). En effet, l’Embrapa ne disposant pas de ses propres installations en Europe, les chercheurs  brésiliens effectuent leurs travaux avec des équipes locales, dans des laboratoires déjà existants. « Cette organisation permet d’intensifier les échanges de compétence et de technologie dans des secteurs de pointe. En travaillant quotidiennement dans ces labos, les chercheurs brésiliens bénéficient de toute l’expertise et de l’avancée des travaux de recherche de leurs collègues français notamment ».  

Ce n’est pas un hasard si le centre de coordination de l’Embrapa est implanté à Montpellier. Au cœur de la Méditerranée, le LabEx a pu obtenir le soutien d’Agropolis, campus mondial des sciences vertes basé dans la cité héraultaise. Ce centre de recherche, soutenu par l’Etat, la région et les collectivités, entretient des relations étroites avec les universités et fédère la plus grande communauté scientifique mondiale dans les domaines de l’agriculture, l’alimentation, la biodiversité et l’environnement.

« Plus largement, la France est le premier exportateur/producteur de produits agricoles en Europe. Il était donc naturel pour l’Embrapa de s’installer dans l’Hexagone. Sans oublier que le CIRAD (Centre de recherche français de recherche agronomique pour les pays en développement) a su tisser des liens forts avec le Brésil. Ne pas bénéficier de la proximité d’un des centres de recherche les plus avancés dans le domaine de l’agriculture méditerranéenne et tropicale aurait été dommageable ».

M. Arcuri avoue volontiers avoir été ravi de venir en France où il a prévu de séjourner au moins deux ans. Féru de littérature française, ébloui par la vie culturelle montpelliéraine, il confesse à qui veut l’entendre qu’au-delà des opportunités professionnelles, il est « facile et très agréable de vivre comme un Français »

Pour savoir plus sur la recherche en France :

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