Février 2009 : Pedro Arcuri pose ses valises à Montpellier. Alors tout juste nommé responsable du laboratoire extérieur (LabEx) de l’Embrapa, l’équivalent de l’INRA au Brésil, M. Arcuri reconnait que « venir en France a été un choix important. Ce n’était pas une évidence non plus. La France est un pays particulièrement attractif pour les scientifiques brésiliens. Pour être nommé j’ai du répondre à un appel d’offre au sein de l’Embrapa et j’ai eu la chance d’être choisi parmi trois candidats. »…
Archives pour juin 2010
La France, un marché « virtuel » bien réel
On connaissait l’attrait des Français pour la consommation « verte ». Mais on sait moins qu’ils sont également friands de nouvelles technologies. Un marché qui a déjà atteint une certaine maturité et qui ouvre de nombreuses perspectives aux entreprises. Le secteur des TIC a en effet généré un chiffre d’affaires de 110,6 milliards d’euros en 2009, soit 15,5 % de l’ensemble du marché européen ; la France étant le 3ème marché, devant l’Italie et l’Espagne. L’EITO[1] estime d’ailleurs que l’évolution du marché des télécommunications en France est nettement meilleure que la moyenne européenne, notamment grâce au boom des services de données mobiles, en hausse de 20 % en 2009…
Le jeu vidéo en France : une histoire, un marché, des compétences
Imaginez un jeu avec autant de scénarios et de fins qu’il y a de joueurs. Heavy Rain, signé par le créateur français David Cage et son studio Quantic Dream, implanté à Paris, est la géniale averse qui fera du joueur le héros du jeu. L’épilogue est, en effet, déterminé par les choix des joueurs, dans une atmosphère digne des plus grands films. Une mini-révolution pour cette jeune industrie qui confirme la capacité créative des développeurs français.
Dans un secteur en permanente mutation, avec la 3D, le jeu en temps réel, une expérience vidéo-ludique (ou « gameplay ») de plus en plus immersive, il est indispensable de posséder une longueur d’avance et de s’adapter aux évolutions du marché, dévoilées en grande pompe lors de l’édition 2010 de l’E3, le plus grand salon mondial du jeu vidéo. Mais aussi lors de la première édition du Paris Games Week (du 27 au 31 octobre), salon entièrement organisé par le SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs) qui regroupe 35 entreprises dont les trois géants des consoles (Microsoft, Sony et Nintendo). Si la France est riche de titres qui ont fait sa réputation, comme Flashback, Alone in the Dark, LBA, ou encore Trackmania, elle n’en est pas moins compétitive au regard des innovations actuelles. La déclinaison vidéo-ludique du succès planétaire « Avatar » n’a pas été développée par Ubisoft par hasard..
La 8ème conférence internationale de la Baule sur l’investissement a été l’occasion, pour Ernst & Young, de présenter son rapport annuel sur l’attractivité de l’Europe.
La place qu’y occupe la France retient l’attention à trois titres :
- seconde derrière le Royaume-Uni par le nombre de projets créateurs d’emplois, la France l’est également pour l’emploi lié à ces investissements étrangers ;
- notre pays occupe la première place européenne dans trois domaines clefs pour la compétitivité et la croissance de demain: les projets industriels, ceux du secteur de la R&D et les éco-technologies ;
- en revanche, le Baromètre Ernst & Young 2010 pointe une performance française en retrait par rapport à l’Allemagne et au Royaume-Uni quant à l’accueil des investisseurs chinois et indiens.
La stratégie déployée depuis 2009 par l’AFII en direction des BRIC vise à corriger dans ces pays, par des actions de communication ciblée, méconnaissance et préjugés, tout en renforçant les équipes de l’Agence chargées de la prospection de nouveaux investisseurs.
L’ouverture du Bureau de l’AFII en Turquie et la participation au Forum économique de Saint Petersburg, la semaine prochaine, s’inscrivent dans cette dynamique.
David Appia,
Président de l’AFII
Avec un important marché intérieur, de nombreux ingénieurs et scientifiques formés par les meilleures écoles et universités, la France est déjà toute désignée pour l’implantation d’entreprises technologiques ou d’activités R&D étrangères. Mais elle possède en outre un atout maître, capable de définitivement faire basculer le choix en sa faveur. Plusieurs groupes (eg Huawei, Microsoft, Intel) citent le crédit d’impôt recherche comme élément ayant contribué à les faire pencher pour une implantation R&D dans l’Hexagone. Il faut dire que ce dispositif, couvrant 30% (gain net après impôt) des sommes engagées sur un projet R&D, place la France largement en tête pour ce qui est de la fiscalité de la R&D en Europe…



