
La France au palmarès des meilleures destinations pour les tournages de cinéma
Cannes, Deauville, les Césars, autant de noms associés au chic et au glamour du cinéma français. Pourtant, la passion de la France pour le 7ème art ne se limite pas aux tapis rouge et à son défilé de célébrités, d’acteurs et de réalisateurs de renommée internationale. Elle ne se résume pas non plus à un gigantesque palmarès. Elle prend, aujourd’hui, une dimension économique.
En 2009, la seule ville de Paris a accueilli pas moins de 830 films, dont 90 longs métrages, totalisant 3318 jours de tournage. The Bourne Ultimatum, de Paul Greengrass, avec Matt Damon, Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino, avec Brad Pitt, font partie des block busters dont le tournage a eu lieu, en partie ou en totalité, en France, en attendant la sortie d’Inception, de Christopher Nolan, avec Leonardo Di Caprio, et de Hereafter, de Clint Eastwood, produit par Steven Spielberg.
Pourquoi les producteurs et les réalisateurs d’Hollywood viennent-ils tourner en France ? …
Des paysages fabuleux et un savoir-faire technique reconnu, bien sûr. Mais pas seulement : depuis 2009, la France apporte une aide financière aux films étrangers en tournage en France, via un Crédit d’Impôt International (C2I) de 20% pour les films réalisant au moins 1 million d’euros de dépenses et 5 jours de tournage sur le territoire. Ce crédit, très large, porte aussi bien sur les salaires des auteurs et acteurs français et européens employés dans la production, que sur les dépenses techniques, liées au transport ou à la restauration. Depuis sa mise en place, le C2I a aidé 15 productions internationales à s’installer en France, générant plusieurs dizaines de millions d’euros de recettes.
Cette politique d’encouragement et d’accueil des productions étrangères en France se traduit par des investissements ambitieux, sur l’ensemble du territoire. En 2009, la ville de Lyon, qui a vu naître le cinéma, a inauguré deux nouveaux studios, baptisés Lumière 1 et Lumière 2, à Villeurbanne. Au total, 13 000 m2 et trois studios sont désormais consacrés au cinéma dans la région Rhône Alpes. Le cinéaste et PDG de la société de production Europacorp, Luc Besson, prévoit d’installer près de Paris un gigantesque complexe, dont la capacité d’accueil devrait égaler celle des studios hollywoodiens. A Marseille, où 400 films sont d’ores et déjà tournés chaque année, des anciens terrains de l’armée sont en train d’être reconvertis en studios de tournage pour les films d’action.
Avantage fiscal, investissements massifs dans l’infrastructure : les pouvoirs publics français ont décidé de faire du cinéma un secteur économique à part entière, susceptible d’attirer des capitaux étrangers et, in fine, de créer des emplois. Cerise sur le gâteau, cette politique engendre également des retombées indirectes : d’après l’institut d’études IFOP, deux tiers des touristes ayant visité la France au cours des trois dernières années ont été influencés par le cinéma.









