La France sait soutenir les entreprises en cas de crise ; elle le fait vite et cela commence à se savoir, y compris du côté des Etats-Unis. A quelques jours d’intervalle, deux grands media économiques américains publient une analyse élogieuse de la pertinence et de la réactivité de la politique industrielle de la France.
Ouvrant son enquête sur le sauvetage du faïencier breton HB-Henriot, le New York Times salue la rapidité d’intervention de l’Etat français en temps de crise. Les « mesures de sauvetage » ont été particulièrement efficaces, notamment pour les entreprises moyennes porteuses des emplois. Bref la France a su être « timely, temporary and targeted » : le NYT cite – dans le texte – Christine Lagarde, ministre française de l’Economie. Conséquence de cette approche : une sortie de crise plus véloce que celle de ses voisins européens.
Mais les entreprises françaises ne sont pas les seules à avoir profité d’un soutien pragmatique. A ce titre, la France est (re) devenue une destination de choix pour les investisseurs étrangers, selon le Dow Jones Newswires L’auteur cite des experts et des chefs d’entreprises américains. Comme Richard Perreault, président de Gill Industries, fabricant de matériel de bureau et implanté des deux côtés de l’Atlantique qui rend un hommage appuyé à l’Etat français et au Trésor : « J’ai appelé et ils m’ont aidé. Ici (aux USA), j’attends toujours…».









