Dans le cadre de la venue de David Appia au Brésil, l’AFII a visité à Cajamar, près de Sao Paulo, les locaux de Natura, l’une des entreprises témoins de la campagne de communication de l’AFII « France. Expect More ».
Natura est emblématique des nouvelles entreprises brésiliennes qui se lancent à l’international et partent à la conquête de nouveaux marchés. Cette société de cosmétiques bio a ainsi décidé de s’installer en France, marché leader en la matière : Paris accueille ainsi l’unique laboratoire et le seul magasin Natura hors du Brésil. Un investissement qui s’est accompagné de création d’emplois : l’équipe française comptait 45 collaborateurs en 2009. La qualité de la main-d’œuvre française qui est d’ailleurs saluée par le PDG de Natura, Alexandro Giuseppe Carlucci, comme étant «hautement qualifiée ».

Crédit photo : Fabio Chieppe
La première étape du cycle de conférences organisé par l’AFII et la Fondation Getulio Vargas (FGV) s’est tenue à Rio de Janeiro le 31 août, devant un parterre d’acteurs des relations business franco- brésiliennes. Etaient présents dans la salle : des représentants d’entreprises françaises (Crédit Agricole) et brésiliennes (Grupo Gol), ainsi que des cabinets d’avocats comme Siqueira Castro.
Parmi les intervenants, le président de l’AFII, David Appia, a insisté sur la force des pôles de compétitivité et les opportunités d’investissement dans la R&D. Il a également mis en exergue des exemples d’entreprises brésiliennes bien implantées en France, comme Natura dans la cosmétique et Embraer dans l’aéronautique.
Pour Renato Flores, professeur à la FGV, la France est un tremplin pour les investisseurs brésiliens souhaitant pénétrer les marchés européen, russe, chinois mais aussi des pays de l’Est. La position avancée de la recherche agronomique française offre également des perspectives attractives, notamment dans « l’agrobusiness », où des échanges de chercheurs sont déjà en place sur le campus d’Agropolis à Montpellier.

Comment faire lorsqu’on est une entreprise française pour partager ses compétences et échanger des technologies (brevets, outils industriels, etc.) avec des sociétés étrangères ? La réponse est à portée de clic, grâce à la « communauté AFII » présente sur le service OSEO capital PME (www.capitalpme.oseo.fr).
Créé en avril 2010 par l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) en partenariat avec OSEO, ce site internet communautaire permet de regrouper les entreprises françaises désirant nouer une collaboration technologique avec une société étrangère.

Crédit photo: john_a_ward on Flickr
La donne change rapidement sur le marché international des services informatiques. Alors que les SSII indiennes (1) étaient traditionnellement implantées sur les marchés anglo-saxons, la tendance semble s’inverser en faveur de la France. Le cabinet Pierre Audoin Consultants annonce une progression du secteur de 2,2 % en France en 2010 contre 1,6 % en Allemagne et 1,4 % au Royaume-Uni.
Depuis la crise financière américaine, les indiens tentent en effet de rééquilibrer leurs activités en investissant de nouveaux marchés. Cinquième marché mondial des technologies de l’information, la France s’est alors vite imposée comme un territoire privilégié. « Toutes proportions gardées, la France n’a pas été trop affectée par la crise économique, comparée au Royaume-Uni, par exemple. En ces périodes de turbulences, les entreprises cherchent à acquérir un avantage comparatif ou à le consolider » reconnaît Narayana Murthy, président d’Infosys. Au-delà des banques, le dynamisme des grands groupes énergétiques et l’importance du secteur public font de la France un marché naturellement attractif.

Tableau de bord de l'attractivité de la France - 2010
Pourquoi un Tableau de bord de l’attractivité ?
Qu’ils traitent de la compétitivité des économies, de la fiscalité, de l’enseignement supérieur ou de l’environnement des affaires, les nombreux « benchmarks » internationaux existants fournissent, chacun dans son domaine, des éléments d’information utiles. Mais ils connaissent, pour beaucoup, des limites méthodologiques, et proposent de ce fait, sur tel ou tel point, des classements parfois très différents.
Par ailleurs, l’attractivité est, somme toute, relative : la France se mesure quotidiennement, dans le regard et l’analyse des investisseurs étrangers, à ses voisins et concurrents.
Le paysage de l’attractivité française change. Désormais, tous les territoires et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont couverts par des réseaux de coopération économique, scientifique et technologique. Ces dispositifs ne sont pas réservés aux sociétés françaises : les investisseurs étrangers y sont les bienvenus pour, eux aussi, bénéficier d’un environnement propice à l’innovation…
Le salon aéronautique de Berlin a fêté cette année son centenaire dans une ambiance optimiste. A sa clôture le 13 juin dernier, Airbus repartait avec 15 milliards de dollars de commandes en poche, soit près de six mois d’activité pour l’avionneur. Son Chief Operating Officer, John Leahy, y voit « des signes clairs de reprise de l’industrie. » Une reprise confirmée lors de l’édition 2010 du salon de Farnborough où on a dénombré près de 400 intentions d’achats rien que pour Airbus et Boeing.
Tenons-nous le pour dit : après les inquiétudes de 2009, la filière aéronautique française redécolle. Mais faut-il encore parler d’une filière française ? Airbus, comme chacun sait, est une joint venture anglo-franco-germano-espagnole. Et hormis les fleurons nationaux bien connus que sont Dassault, Safran, Eurocopter, Arianespace et Thales, la France accueille de nombreux acteurs internationaux du secteur…
C’est donc approuvé, signé, ratifié : la Ville Lumière deviendra bien l’Agglo Lumière. Le 27 mai dernier, le Sénat adoptait le projet de loi du Grand Paris. But du jeu ? Créer la ville la plus attractive du monde pour les entreprises. Comment ? D’abord, en faisant valoir ses atouts existants. Il s’agit après tout de la 1ère région économique d’Europe par son PIB. Elle accueille – selon le Fortune Global 500 de 2009 – le plus de quartiers généraux des 500 plus grandes entreprises mondiales, après Tokyo…
Février 2009 : Pedro Arcuri pose ses valises à Montpellier. Alors tout juste nommé responsable du laboratoire extérieur (LabEx) de l’Embrapa, l’équivalent de l’INRA au Brésil, M. Arcuri reconnait que « venir en France a été un choix important. Ce n’était pas une évidence non plus. La France est un pays particulièrement attractif pour les scientifiques brésiliens. Pour être nommé j’ai du répondre à un appel d’offre au sein de l’Embrapa et j’ai eu la chance d’être choisi parmi trois candidats. »…
On connaissait l’attrait des Français pour la consommation « verte ». Mais on sait moins qu’ils sont également friands de nouvelles technologies. Un marché qui a déjà atteint une certaine maturité et qui ouvre de nombreuses perspectives aux entreprises. Le secteur des TIC a en effet généré un chiffre d’affaires de 110,6 milliards d’euros en 2009, soit 15,5 % de l’ensemble du marché européen ; la France étant le 3ème marché, devant l’Italie et l’Espagne. L’EITO[1] estime d’ailleurs que l’évolution du marché des télécommunications en France est nettement meilleure que la moyenne européenne, notamment grâce au boom des services de données mobiles, en hausse de 20 % en 2009…